Publié il y a 3 mois

A lire !

Dans Montagne Magazine, numéro 399 - janvier 2014, une très belle interview des gars par Manu Rivaud.
A lire…

Publié il y a 5 mois

Carnet d’un “voyage au bout de la peine”…

Le 11 septembre, après un voyage sans encombre, nous voici tous les quatre à Katmandu où nous sirotons tranquillement une bière dans un restaurant bien calme à l’écart du bouillonnement de Thamel.

Nous sommes confiants, tout semble prêt, à tel point qu’au terme d’une seule journée à régler les derniers soucis administratifs et organisationnels, nous prenons le bus, direction Jagat, au pied de la Rolwaling.

Cette vallée, où vivent encore tranquillement de nombreux sherpas, est située à l’ouest du Khumbu, un peu à l’écart de son agitation.

Après une nuit au bout de cette nouvelle route qui permet la construction d’un complexe hydro-électrique monstrueux, nous prenons la direction de Simi Gaon, superbe petit village,  situé à l’entrée de la vallée.

Nous voici donc directement dans le vif du sujet. Du lodge, nous apercevons la face sud du Gaurishankar, cet objectif qui va nous occuper tout au long des prochaines semaines.

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Objectif acclimatation
Mais d’ici là, nous avons plus de quinze jours pour nous acclimater dans le fond de la vallée, avant de rejoindre les porteurs et toute l’équipe, au début du mois d’octobre et de nous installer au camp de base. Les trois jours qui suivent se passent simplement, malgré les quelques combats contre les sangsues, encore bien présentes en cette saison!

Le 16 septembre, nous arrivons à Beding, village Sherpa à 3600 m et nous faisons la rencontre de Tenzi, qui va nous héberger durant toute l’acclimatation. A cette période, les touristes ne sont pas encore arrivés dans la vallée et tout le monde est afféré aux récoltes, un peu plus haut, au village de Na, à 4200 m.

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Nous le rejoignions deux jours plus tard et nous logerons chez sa fille et son gendre, dans le “salon”, pour les douze prochains jours ! Du point de vue météo, il fait plutôt beau le matin, bien que nous soyons en période de mousson. Régulièrement les nuages nous rattrapent les après-midis et nous offrent des beaux orages pendant les nuits !

Après quelques jours de repos et de balades autour du village, nous décidons de partir nous acclimater en direction du Tashi lapsa, col assez facile qui permet de rejoindre le Khumbu et plus précisément le village de Thame. C’est un passage bien fréquenté qui devrait nous permettre de monter facilement jusqu’à 5 500 m afin de nous acclimater tranquillement. Après une nuit à 4 900 m, au dessus du lac de Thso Rolpa, c’est très chargés que nous commençons à traverser le glacier bien tourmenté pour atteindre la rive droite, sur laquelle on doit monter pour rejoindre le col. Au bout du glacier, nous avons du mal à trouver un passage dans ce terrain chaotique et même parfois exposé. De plus, nous avons marché 4 heures lourdement chargés et nous n’avons toujours pris un mètre de dénivelé ! Nous comprenons alors que nous avons bien fait “de la peine”, comme on dit chez nous !!! C’est donc demi-tour direction notre premier bivouac pour repasser une seconde nuit à 4 900 m.

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De retour à Na, le mauvais temps est annoncé et cela complique un peu nos projets pour monter en altitude. Décidément notre acclimatation ne se passe pas tout à fait comme prévu. Nous décidons alors de redescendre à Beding pour pouvoir atteindre plus facilement un col à 5 700m d’altitude, le “Melung La”. Ce col, situé sur la frontière entre le Népal et le Tibet, est traversé depuis des centaines d’années par des caravaniers avec des Yaks… On a enfin un espoir de pouvoir y arriver !!!

Du col, si l’on peut, on essaiera de grimper un peu sur les flancs du Chekigo, sommet plutôt accessible à 6 200 m.

Après une autre nuit à 5 000 m, nous commençons l’ascension. Là encore, tout se passe comme prévu, un épais brouillard nous enveloppe et en quelque minutes on y voit pas à dix mètres !!!  Mais pas de souci, on a le GPS…

Ah non, c’est vrai, les piles ont rouillées ! Sur ce glacier bien crevassé, c’est reparti, on fait de la “peine” ! Mais cette fois-ci, avec un peu d’intuition, de lecture de carte et beaucoup de chance, on atteint le col, juste au moment d’une petite éclaircie.

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La nuit se passe plutôt bien et le réveil avec le beau temps nous réconforte. On marche quelques mètres au dessus du camp, mais très vite les nuages et surtout le mauvais temps annoncé nous poussent à faire demi tour.

A la mi-journée, nous sommes de retour à Beding, chez Tenzi, où nous profitons d’un peu de repos. Au cours de cette période, nous voulions monter dormir plus haut et surtout atteindre au moins 6 000 m. Malheureusement, malgré notre bonne forme et notre motivation, le rendez-vous avec l’agence est dans deux jours et nous ne pouvons plus repartir en montagne.

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Laborieuse montée au camp de base…
Le 29 septembre au matin, le rendez-vous est donc fixé au pont d’où part la vallée qui mène au pied de la face sud du Gaurishankar. Comme prévu (!), nous retrouvons le Sirdar et les porteurs en amont de ce pont, tout étonné de nous voir ici !!!

Ils n’ont pas l’air de bien connaitre le coin! Demi-tour jusqu’au fameux pont où la vue de la gorge nous laisse perplexe sur une possibilité de trouver un chemin facile. Nous installons le camp à cet endroit et nous partons tous les quatre repérer le fameux accès à la face sud. Dès les premiers mètres, nous évoluons dans des pentes d’herbe très raides et touffues qui nous obligent à avancer à l’aide du fameux “khukuri”, la machette népalaise. Au vue de l’exposition de certains passages, où l’on grimpe sur des touffes d’herbes au milieu des rochers, nous sommes obligés de redescendre chercher notre matos et les cordes que l’on a emportées pour fixer les passages le plus dangereux.

Ah oui, j’oubliais, en plus, il pleut ce qui n’arrange pas nos affaires !

De “la peine” je vous dis ! Après une longue journée bien fatigante, nous savons que nous ne sommes pas au bout des difficultés mais il nous semble quand même apercevoir un terrain plus “classique” pour la suite. Il va falloir expliquer tout cela à l’équipe et surtout préparer les porteurs. “Exit” donc le chauffage et sa bouteille de gaz, les litres de coca et de bières, les tentes supplémentaires… Il faut vraiment alléger les porteurs au maximum, on fera sans !

Le 30 septembre, c’est le départ. Finalement, après avoir assuré tous les porteurs sur un passage vraiment exposé, la suite se déroule plutôt bien sous la pluie battante, à l’aide des cordes fixées la veille. Ces gens sont vraiment hallucinants ! Sur ce terrain, en claquettes ou pieds nus, ils ont le pied sûr.

A la tombée de la nuit, nous atteignons le camp de base, situé au milieu des fougères, abrité par un gros bloc, à l’altitude de 3 800 m. Tout le monde est crevé. Nous espérons pouvoir monter le camp de base plus haut mais tous les porteurs refusent de continuer et nous compatissons.  

Le lendemain, alors que toute l’équipe redescend, nous en profitons pour nous installer plus confortablement au camp de base. Les jours qui suivent nous permettent de nous reposer. De toute façon, il fait gris et il pleut tous les jours.

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Repérages…
Au bout de quatre jours d’inactivité, nous décidons d’essayer de monter au pied de la face, que l’on a entreaperçue quelques minutes seulement. Le chemin d’accès, au milieu des cascades impressionnantes n’est pas facile à trouver. Là aussi nous perfectionnons notre évolution dans les faces raides parsemées de touffes d’herbe ! Un point GPS au dépôt de matériel et c’est la descente.

La météo n’est pas au beau fixe, c’est le moins qu’on puisse dire, et les longues journées d’attente commencent à se faire pénibles. Bref, on refait de la peine !!! Le 10  octobre, notre routeur nous annonce un créneau de beau temps.

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Nous sommes à bloc ! Puis, au fur et à mesure des bulletins, il se réduit pour se transformer en seulement deux jours de beau. Soit !
Nous en profiterons pour grimper un peu dans la voie, parfaire notre acclimatation, et pourquoi pas laisser un peu de matériel pour la prochaine tentative. Une nuit au pied et c’est vers 5 h que nous décollons du bivouac. Le début se passe plutôt bien jusqu’à l’attaque de la cascade, qui marque le début des difficultés. Le soleil commence à chauffer dans cette face sud et la qualité de la glace s’en trouve altérée. En plus de cela, nous avions imaginé des longueurs beaucoup moins raides. Encore une fois la taille et la verticalité des montagnes himalayennes nous surprennent ! Après une longueur de glace raide et délicate, nous trouvons un emplacement de bivouac correct. Il est tôt, et malgré la chaleur, nous voulons encore continuer à grimper. Nous sortons de la cascade et attaquons des pentes de neiges encore bien raides. Très vite les cumulus sont de retour et nous donnent quelques flocons de neige. Rapidement les spindrift (petites avalanches) laissent place aux flocons et nous poussent à faire demi tour.

Nous sommes à 5800 m et la suite, quoique plus difficile que prévu, est bien encourageante. Nous redescendons donc au bivouac, 200 mètres plus bas et nous commençons le terrassement pour placer nos deux petites tentes. Un lever très tôt nous permet de descendre jusqu’au camp avancé sans voir tomber de projectiles. Nous sommes un peu déçus de n’avoir pas grimpé un peu plus haut, mais au moins, pour la prochaine tentative, nous avons laissé un peu de matériel et tout sera ainsi optimisé.

Attendre…
Retour au camp de base, douche et bonne bouffe pour récupérer. Il nous reste dix jours pour avoir un créneau météo, cela nous semble encore possible. Puis les journées passent tranquillement, dans les mauvais temps. On est au Népal depuis cinq semaines et l’on a eu que deux vraies journées de soleil… C’est un peu rude pour notre motivation ! Au rythme des parties de coinches, des apéros, de la lecture de tous les livres que l’on a sous la main, des discussions enflammées sur des sujets divers et variés, les journées se déroulent lentement. Toujours pas de créneau en vue… On ronge notre frein !

Tentative…
A une semaine de notre départ, notre routeur nous annonce une hypothétique fenêtre de beau temps. On se décide à partir dès que possible. Tout est prêt. Il doit neigeoter un peu le jour de notre montée au camp avancé, on décide de prendre une tente pour nous abriter.

Lever à deux heures dans un étrange silence. On entrouvre la tente, en fait, il neige, déjà quinze centimètres de neige tout autour de nous. Impossible de partir dans ces conditions. On décide d’attendre un peu et de se relever à 3 h, puis à 4 h, puis à 5 h…

Toujours beaucoup de neige, il est vraiment impossible de grimper. L’ambiance dans la tente est au plus bas, nous sommes vraiment démotivés. Nous décidons d’appeler notre routeur, il nous reste six jours avant l’arrivée des porteurs et nous sentons que nous ne pourrons même pas tenter notre chance… horrible !
On redescend au camp de base, 1300 mètres plus bas. Comme on dit, on fait encore de la peine !!!

Dernière chance…
S’il reste un espoir, il faut remonter au camp avancé le lendemain et grimper ensuite, sachant qu’au mieux, les porteurs seront là le jour ou l’on pense être au sommet. On en prend le risque car, pour une fois, la météo se décide de se mettre au beau, plutôt fixe.

Remontée au camp avancé. Re-réveil à 2 heures… il fait grand beau !

Feu, nous attaquons la première partie assez légers et nous progressons assez vite. Les conditions de glace et de neige sont excellentes. Au petit matin, nous rejoignons le point de dépôt de matériel laissé lors de notre précédente tentative.

On trie, on s’allège au maximum et on repart.

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Les longueurs suivantes nous opposent de sérieuses difficultés : neige raide, glace inconsistante, rocher pourri et exposition sont au menu. Mais vers 16 h, nous atteignons l’endroit où nous avions repéré un potentiel bivouac. Parfait, l’emplacement est plutôt correct et nous posons la tente après un peu de terrassement.

Le lendemain, réveil à 4h car il nous faut grimper tôt au vu de la chaleur de la journée. Nous finissons la cascade technique et nous voila sur la rampe, au pied du beau pilier sommital. Les longueurs s’enchaînent plutôt bien, mais cette partie, que nous imaginions presque skiable, est en fait un grand toboggan de glace bleue à 60/70°, qui nous défouraille les mollets !!! Toujours cet effet Himalaya !

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A la tombée du jour, vers 18h, nous trouvons un emplacement de bivouac plutôt correct, le premier de la journée. Nous sommes à 6500 m. Le rituel est bien rodé : terrassement, fonte de la neige, repas et dodo.  Pour la suite, notre stratégie est simple, nous devons être rapide, les porteurs seront là le lendemain. Nous laisserons toutes les affaires au bivouac et nous tenterons un assaut au sommet avec le minimum : un thermos et une doudoune chacun.

Départ à 5 h. Le terrain devient un peu plus compliqué, plus mixte. Nous enchaînons quand les longueurs même si notre rythme est ralenti. Nous sommes maintenant au pied du passage qui nous inquiétait. Un mur très raide, en rocher compact, d’une trentaine de mètres.

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Premier essai, le passage est trop complexe à protéger, le mixte trop difficile.
A droite, il y a une fissure, on tente le coup. Avec un peu d’artif et d’escalade délicate, on parvient à passer, c’est le bonheur, la fin semble plus évidente.

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Enfin, le sommet est là, à portée de main !!!
Quelques longueurs de neige plus loin, nous débarquons au col, avec un vent glacial.
C’est magnifique, sur ce sommet isolé, à près de 7000 mètres, on peut admirer une grande partie de l’Himalaya. C’est vraiment un moment particulier pour chacun d’entre nous, après tous ces efforts et ces journées d’attente.image

On restera environ une heure au sommet pour profiter de ce spectacle mais la réalité nous rattrape, il est 17 heures et il nous faut descendre de ce promontoire magique.
La suite se passera sans trop de souci et c’est à 4h du matin, soit 24h après notre réveil que nous rejoindrons le camp avancé pour se reposer sereinement.

A partir de là, tout s’accélérera, il faut plier et quitter le camp de base, rentrer à Katmandhu pour savourer la première douche et le premier restaurant !

Et pour conclure l’aventure, on loupera notre correspondance sur l’avion de retour, retardant une dernière fois, la fin de ce voyage au bout de la peine…

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© PAMALADE - 3 novembre 2013 - tous droits réservés.

Publié il y a 5 mois

L’interview de Mathieu M.

Le 29 octobre, alors que le team n’était pas encore de retour, Mathieu Maynadier donnait une interview à Cédric Larcher, animateur du site kairn.com que vous pouvez lire ci-dessous. 

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Pourquoi avoir choisi ce sommet ?
A l’origine, on devait aller sur un autre sommet plus haut mais le coût du  permis était un peu au-dessus de nos moyens. Pierre est tombé sur une photo du Gauri Shankar. Après recherches on est tombé sur un récit de David Gotller et Stéphane Glowacz qui avaient fait une tentative en 2011. On a contacté David qui nous a donné toutes les infos sans lesquelles ont aurait même pas pu arriver au camp de base. Et c’était parti !

Quels ont été les financements du projet ?
On a été aidé par nos partenaires personnels : Petzl ; The north face ; Julbo ; Simond…  Egalement par la FFME qui nous a aidé au travers de sa bourse alpinisme. Enfin, un client de Pierre Labbre, Vincent Dancer, vigneron nous a bien aidé également.
Le Fodacim va contribuer à la réalisation du film sur cette expédition de laquelle avons ramené de super images. Nous envisageons enfin de lancer un financement participatif sur internet pour boucler le budget du film.

Quels ont été les principales difficultés rencontrées?
Cette expé a été un peu particulière. D’abord on a eu du mal à s’acclimater, il n’a pas fait beau et on ne trouvait pas d’objectifs bien, c’est-à-dire pas trop durs et à la bonne altitude.
Ensuite lorsque que les porteurs nous ont rejoints pour monter au camp de base on à eu vraiment peur de ne pas pourvoir l’atteindre. On a passé deux jours dans une jungle très raide à tracer un chemin. C’était super exposé pour les porteurs, il fallait les assurer, mettre des cordes fixes. Un gros boulot qui n’a pas été simple…
Ensuite le camp de base était très bas (3800 m) donc assez loin de la face et constamment dans le brouillard super humide. La météo est assez spéciale sur cette montagne qui est tout proche de la jungle. Il y a en permanence des cumulus qui remonte de la jungle. Et pour couronner le tout une mousson exceptionnelle cette année qui a duré très longtemps.  Sur les 40 jours que l’on a passé en montagne il n’y en a eu que six complets, sans neige ou pluie !
Donc, ça été une expé vraiment particulière. C’est aussi ça qui fait qu’on est super content.

Le meilleur souvenir de l’expé ?
Lorsqu’à trois jours de la fin, au moment où nous devions quitter le camp de base bredouille le temps s’est mis au beau. On n’arrivait pas à croire qu’en fait, c’était possible sur cette montagne… On a grimpé avec une super météo et on a pu rester une heure au sommet à profiter de la vue, c’était top.

Quels vont être les retours?
On va faire ce film dont le teaser sera rapidement prêt et passera aux rencontres du cinéma de montagne de Grenoble du 18 au 22 novembre.

Quels sont vos projets à venir?
Pour ce qui est des projets on en a plein la tête ! Mais tout de suite on part tous grimper au chaud avec nos copines : Jordanie, Kalymnos, Sardaigne  !

Texte revu et corrigé par BD

Publié il y a 5 mois

“Voyage au bout de la peine”

Tradition de l’alpinisme, ceux qui ouvrent une voie ont le privilège de lui donner un nom. Ainsi après quelques hésitations, ont ils dénommé “Voyage au bout de la peine” cette voie de la face sud du Gaurishankar.
Une dénomination qui dit tout de ce qu’ils ont vécu dans cette aventure dont l’itinéraire est tracé sur cette belle photo de l’imposant sommet.

Publié il y a 5 mois

Le team au sommet

Les gars ont pris la main sur la page Facebook sur laquelle ils ont publié quelques photos dont celle-ci. Sans doute prise au sommet du Gaurisahankar au terme de leur exploit, mais sans certitude. Derrière les sourires et la joie semble aussi pointer une grosse fatigue…

Publié il y a 5 mois

The end !

Les gars sont bien rentrés, tôt ce matin à Briançon et Chamonix après un voyage retour un peu épique et surtout marqué par de gros retards d’avions… Mais tout va bien !


Bienvenue chez vous !

Publié il y a 5 mois
Publié il y a 5 mois

Les premières photos !

mardi 29 octobre

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Mais qu’est-ce qu’ils nous raconté ? Il faisait super beau !
Ensuite pour le reste, est-ce un effet secondaire d’un long séjour en haute altitude, voilà qu’ils causent en anglais maintenant !
“About the climb we have climb it in three day from the 20 to the 23.
The 20 after a bivy at 4900m down the berchgrund we have passe it at 3 AM and we have climb up to 600M ( finsh at 5PM ) for a bivy.Then we have wake up at 3 Am to climb up to 6500M we have find a good bivy at 7PM.
Then the last day we have wake up at 4 AM to climb the last part.
The begining was ok then we were bloqued two pitch down the summit by a difficult rock band. We have loose somme time to try several option but finally it was ok and we have reach the summit of the face at 4pm.
At 5 Pm we have start upsalling all the night to cross the berchgrund at around 4AM the day after.Two of us have walk directly to base camp to see the porteur ( we were in late) and two have pack the ABC and wait some help of 4 prorteur to reach the base camp.
It’s was a great ascent the face is so steep !!! the roc is bad but we have climb on ice most of the time.”

Et demain leur retour… So good !

Publié il y a 5 mois

Ils l’ont fait !

Quel exploit ! Ils ont accompli l’impossible et jusqu’à l’avant dernière seconde, ils n’y croyaient pas mais à la dernière seconde leur motivation était intacte: “On y va !”.

Quelle leçon d’humilité, de sagesse, de patience, de confiance dans les autres ! Merci à tous les 4 et une très chaleureuse pensée aux compagnes de nos alpinistes et à leurs parents.

Merci à Bruno de nous avoir permis de garder tout au long de ces longues semaines, ce contact avec les “PAMALADE”.

BRAVO ! SUPER !

Jacqueline Fernand-Détrie

Publié il y a 5 mois

Félicitations et merci !

Tout d’abord un grand merci au père de Mathieu D pour ce site internet, toujours vivant même en l’absence de nouvelles… toujours motivant, moteur, plein d’espoir. Ce site et toutes les contributions nous ont permis de suivre au plus près cette expédition, de garder un contact avec l’équipe et notamment mon frère Pierre. Mes parents se joignent à moi pour vous remercier très chaleureusement, très vigoureusement.

Une grande pensée aux compagnes de nos alpinistes, et particulièrement Lucie, pour qui ce n’est pas évident, et qui maintiennent le lien entre eux et nous. 

Et bien sûr, toutes nos félicitations à toute l’équipe, qui a su garder la motivation jusqu’au bout, mais qui a su également renoncer lorsque les conditions n’étaient pas réunies. “Humilité du montagnard”, je reprends les mots de “Detrie Père”… Et tout cela force notre respect. La réussite, certes, la motivation inébranlable, et aussi cette humilité, cette sagesse.

Il nous tarde de revoir Pierre, de savoir que toute l’équipe est bien rentrée !

Donc, merci et félicitations !!!

Marion, Ludo (et bb Rafael ;-))

Jean-Claude et Michèle